Le miam made in Japan _____ {partie 1}

Qu'en voilà un vaste et savoureux sujet, n'est-il pas ? Allez, commençons tout de suite ! X3


₪ - ₪ Aujourd'hui, je voudrais la famille des... SUSHI ! ₪ - ₪

♠ Pour commencer, oubliez tout de suite que sushi = tranche de poisson cru sur boulette de riz (parfois agrémenté d'une algue nori). Nop, ça, en fait, ça s'appel des nigiri-zushi, nous en parlerons dans quelques minutes.
♠ Le mot "sushi" regroupe donc une plus ou moins grande famille de mets dont nous allons tout de suite faire connaissance.

Les nigiri-zushi
Le nigiri-zushi est donc le sushi le plus populaire.
Il est composé d'une lamelle de poisson cru (ou cuit) sur une boulette de riz sushi légèrement sucré et vinaigré, et comme dit plus haut, parfois entouré d'une algue nori. Il est courrant de manger le nigiri-zushi avec un peu de wasabi (le raifort japonais, quoi), et de la sauce soja.
Voici les différentes garnitures classiques pour la boulette de riz :
* Hirame (turbot)
* Ebi (crevette)
* Hotategai (pétoncle)
* Hokkigai (sorte de praire)
* Suzuki (bar japonais)
* Kazunoko (oeufs de harengs salé)
* Ika (calmar)
* Shimesaba (maquereau salé et vinaigré)
* Maguro (thon)
* Aji (pompano)
* Toro (thon gras)
* Sake (saumon)
A savoir que le nigiri-zushi est considéré comme un plat luxueux au Japon, et qui coûte assez cher. Les nigiri-zushi les plus coûteux sont ceux au toro.

Les chirashi-zushi
Il existe deux variantes de ce plats, pas très connu de par chez nous et dont, personnellement, je préfère la deuxième version.
La version "made in Tokyo" :
Des tranches de poisson cru, des oeufs de poisson, des morceaux d'omelette et de légumes froids ou cuits sont placés sur un épais lit de riz.
♠ La version "made in Osaka" :
Des tranches de poisson et de légumes cuits sont mélangés au riz, puis recouverts de fines lamelles d'omelette.

Les maki-zushi
Voilà les "sushi en rouleau".
La particularité des maki-zushi est qu'ils sont, comme dit juste au dessus, fait en rouleau. C'est à dire que l'on étale une algue nori (algue noire séchée) sur le makisu (une sorte de sous main en bambou), et l'on y met une portion de riz sur les 3/4 afin que ça ne déborde pas de tous les côtés quand on roulera le makisu à la fin. Ensuite on dispose au milieu de la bande riz, légumes, poissons, bref, garniture de son choix, et on roule le makisu d'une main bien ferme afin que tout ne parte pas en cacahuètes. Une fois l'opération finie, on obtient donc un rouleau qu'il faudra couper en tronçons, et voilà ! Ca a pas l'air trop difficile, non ? Eh ben pourtant...
Le maki-zushi composé d'une seule garniture sera appelé hoso-maki.
Voici un apperçut de quelques garnitures pour hoso-maki :
* Umejiso-maki (prune marinée et herbe shiso)
* Oshinko-maki (daikon mariné)
* Kampyo-maki (courge)
* Tekka-maki (thon)
* Kappa-maki (concombre)
* Natto-maki (germes de soja fermentés... paraît que c'est très mauvais)

Le futo-maki est un maki-zushi qui contient plusieurs ingrédients, ce qui peut donner des choses comme :
* Crevette et omelette
* Thon et concombre
* Courge et saumon...

On appelle ura-maki les maki-zushi qui sont roulés de sorte que ce soit le riz, et non l'algue nori, qui forme la face externe du maki. Les ura-maki peuvent être passés dans des graines comme le sésame ou le pavot.

Les temaki-zushi
Techniquement, les temaki-zushi rentrent dans la catégorie des maki-zushi, et pour cause, la fabrication est la même, sauf qu'au lieu de faire un rouleau que l'on tronçonnera, le temaki-zushi, lui, prend la forme d'un cône, que l'on mangera à la main, façon glace.

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Ca vous donne pas faim, tout ça ? A moi, si... Bon, je fais une pause casse-dalle ! \o/

© nippon-ni-mauvais
Le miam made in Japan _____ {partie 1}
# Posté le vendredi 11 janvier 2008 11:43
Modifié le vendredi 11 janvier 2008 13:01

Kawasaki, c'est pas qu'une marque de moto...

Kawasaki, c'est pas qu'une marque de moto...

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Aujourd'hui, j'va vous instruire de l'art contemporain nippon. Ouvrez vos mirettes et lisez, c'est intéressant.


L'artiste, sa vie, son oeuvre

Audrey Chihiro Kawasaki, puisque tel est le nom de l'artiste que nous allons traîter aujourd'hui, est une jeune métisse japo-américaine (ndlr : ceci est une pûre supposition de ma part, je n'ai rien trouvé pour le confirmer, mais étant d'origine japonaise et ayant toujours vécue aux U.S.A...) de 24 ans, qui commence, semblerait-il, à se faire un nom dans le monde des arts visuels underground de Los Angeles, vendant la quasi-totalité de ses toiles lors de ses vernissages. Enfin, de ses toiles... A savoir, la demoiselle peint surtout sur bois, comme vous pourrez le voir.

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"Ses thèmes mêlent innocence et érotisme au travers de figures féminines aux regards séduisants et mélancoliques.
Troublées d'une sensualité langoureuse ces jeunes filles mystérieuses, insaisissables et fuyantes captivent, sans jamais entrer dans la vulgarité, et peuvent émouvoir le spectateur. Audrey crée un thème populaire composé de filles alléchantes, de squelettes d'animaux et d'un mimimun de faune et de flore. L'artiste fait ainsi figure montante du Néo Pop Art japonais.

Mais en plus d'être captivantes, les peintures de Audrey Kawasaki ont la particularité de prendre vie sur du bois. Ce support lui permet en effet d'exprimer pleinement , par l'utilisation de couleurs opaques, pastelles et onctueuses et de ses traits fins et assurés qui font la particularité de son art, à la fois la candeur et la sensualité de ses personnages. Ses touches à peines feutrées de certains passages de couleurs et leur transparence qui laisse apparaître la texture du bois apportent de surcroît une petite touche de poésie très agréable à l'oeil.

Chacune de ses oeuvres est un exemple de finesse et de suggestion. Cette esthétique évanescente inspirée des années 70 commune à tous ces tableaux fait notamment penser à celle de David Hamilton. La précision des lignes et des traits de ses portraits rappellent également les célèbres peintures de Klimt. On retrouve ainsi quelque chose d'Art Nouveau dans ses arabesques de second plan mais également dans les silouhettes longilignes et éthérées de ses muses adolescentes. A mi-chemin entre conte de fée et porno chic, on ne peut s'empêcher de penser au film de Sofia Coppola « Virgin Suicides » à l'univers similaire ésotérique et énigmatique où la dérive hypnotique attend à tout moment chacun des protagonistes."


Article merveuilleusement bien écrit et
grâcieusement piqué à Macaroon Design.


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Quelques tableaux pour voir :

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T'veux en voir plus ? Son site officiel il est là
Tu peux même acheter, ici


Voilà ! Alors, tu trouve comment ? =)
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# Posté le mercredi 09 janvier 2008 16:01
Modifié le mercredi 09 janvier 2008 17:18

Les purikura (ça s'écrit comme ça -> プリクラ)

Les purikura (ça s'écrit comme ça -> プリクラ)
Les photomatons, c'est de la daube.

On est tous d'accord là dessus : c'est triste à pleurer, ces trucs.
D'abord, c'est minuscule, alors tintin pour les photos de groupe (ou alors manque les trois quart de la tête de Machin),
Le fond est moche et pas moyen de le changer, à moins de vouloir passer pour un taré chronique en apportant de quoi décorer la cabine...,
T'as le droit qu'à deux essais avant d'avoir tes pauvres photos, et encore, tu dois poireauter deux minutes pour les avoir,
Des fois, quand tu vois le résultat, t'as pris 2 ans et 3 kilos, on voit tes cernes plus que tout le reste...
Alors pour le coup, ça donne plutôt envie de pleurer/ trépigner/ déchirer ces merdes ignobles que tu tiens entre les doigts ; au choix.

Bref, le photomaton, en plus d'être nul, est déprimant. Eh bien nos amis nippon, eux, ils ont trouvé la solution ! Et elle ne tient qu'en un mot : purikura !

Oº°**°ºO

Gné, et kezako "purikura" ? Demanderons certains.
Eh bien, pour commencer, le mot "purikura" est le japonais bien mâché pour dire "print club". Ouais, faut le faire, mais ils l'ont fait...
Ce photomaton "made in Japan" est donc très célèbre, là-bas. La plupart des salles d'arcades en sont équipées, et parfois, un étage entier est réservé à ces machines, c'est dire le phénomène que c'est ! On peut d'ailleurs louer des accessoires comme des perruques, chapeaux, ou autres, pour poser.

Les machines à purikura sont bien plus grandes que nos photomatons. La "taille standart" peut accueillir facilement huit personnes, et il faut savoir qu'on en trouve des encore plus grandes ! Pas mal, non ?
Une fois la monnaie insérée, il suffit de prendre la pose ("Uan, Tsu, Surii, Pouzu" vous dira la cabine dans un anglais de cuisine...).
La machine peut prendre entre 2 et 10 photos par tour. Après, on sélectionne ses préférées, et il n'y à plus qu'à faire joujou avec l'écran tactile.
Voilà quelques possibilités offertes par les cabines pour modifier les photos:
Fonds interchangeables,
Tampons virtuels,
Bordure/ cadres,
Texte...

Pendant ce temps, la cabine vous joue gentiment un peu de J-pop histoire de vous coller une migraine si jamais vous avez le malheur la chance de vous trouver dans une des salles d'arcades évoquées plus haut, et que toutes les autres cabines en sont au même point... Vous imaginez ? Oõ
Finalement, il ne reste plus qu'à choisir le nombre et la taille des purikura, et voilà, quelques minutes plus tard, vous avez vos photos.
La plupart du temps, le côté face des purikura (le non imprimé, pour ceux qui auraient du mal à voir) peut s'enlever, le purikura devient alors autocollant \o/ It's so wonderful !

Les fan-addicts n°1 du purikura sont principalement les adolescents, et plus particulièrement, les adolescentes.
Ces demoiselles se balladent souvent avec leurs books de purikura sur elles afin de faire admirer aux autres combien on est photogénique et d'échanger quelques purikura avec une copine...

/i\nfo : un tour de purikura peut coûter entre 300 et 600 ¥ ce qui, en ¤uros, fait un peu moins de 2 et 4 ¤.

Oº°**°ºO

Si le purikura est essentiellement une mode asiatique, on en trouve cependant en Europe. Ceci étant dit, moi, j'en ai jamais vu TT
J'en profite pour lancer un appel à témoins : est-ce que vous avez déjà vu une machine à purikura quelque part en France ? Juste histoire de savoir où il y en à...

© nippon-ni-mauvais
# Posté le dimanche 25 novembre 2007 13:19
Modifié le lundi 07 janvier 2008 11:43

Le bento

Le bento

Voilà un aspect, à mon sens, très attractif, de la culture nippone : le bento! *O*


Bento ? Kezako ? Petite explication :
Le bento est un terme japonais désignant le casse-dalle contenu dans une boîte que l'on mange en dehors de chez soi et qui remplace d'une certaine façon le sandwich, tout en étant plus nutritif et diététique. On y gagne.
On peut acheter un bento en boutique, mais on préférera généralement celui préparé avec amour par les bons soins de maman (ou de madame) tôt le matin et que l'on mangera à midi au lycée ou au travail.
Le bento est un élément important, très ancré dans la vie quotidienne des japonais, et on lui donne généralement le nom honorifique de Obento, afin de bien montrer son importance.

Le bentobako :
Le bentobako est la boîte compartimentée dans laquelle est rangée le bento à proprement parler.
Il existe plusieur sortes de bentobako :
* Les coffrets traditionnels en bois laqué, plutôt luxueux et que l'on retrouve plus souvent dans les restaurants ou chez les traiteurs de luxe livrant à domicile.
* Les imitations de ces mêmes coffrets en résine, qui on l'avantage d'être réutilisables, que l'on peut trouver dans les restaurants modernes.
* Les boîtes en plastique dur sont bon marché et les plus populaires. Ce sont celles qu'utilisent les écoliers, les salariés, et dont on peut également se servir lors des piques-niques en famille.
* Les barquettes à usage unique, en plastique fin ou en aluminium (qui peuvent alors être réchauffées) se trouvent de plus en plus. Vous en trouverez en supermarchés, bento ya, kiosques de gares, konbini...
Généralement, l'aspect de la boîte, quelle qu'elle soit, est toujours très soignée, très esthétique.


Ce qu'on trouve dans un bento :
Le contenu du bento est généralement un moriawase (=assortiment). On y trouve :
* L'équivalent d'un grand bol de riz (gohan), avec un umeboshi par dessus, ou alors des sushi.
* Du poisson (de sortes très variées : saumon salé, friture...), ou de la viande (porc ou poulet grillé, frit ou pané), parfois des fruits de mer en tsukudani ou encore une omelette roulée.
* Un peu de légumes macérés dans le sel, appelés tsukemono ou marinés dans le vinaigre (sunomono), parfois remplacés par une salade de concombre et une purée de pommes de terre à la mayo.
* On y trouve généralement très peu de fruits.
Mais tout cela dépend encore des goûts des personnes.

Le bento se consomme généralement froid, mais certains peuvent être réchauffés au micro-ondes, s'ils ne contiennent pas de salade ou de fruit, par exemple. Ou alors, il faut avoir un peu de jugeote pour retirer sa salade et ses fruits et les remettre après le passage de la barquette au micro-ondes... U___U


Pour vous donner faim :

Oº°*{Bento Neko}*°ºO
Oº°*{Bento Naruto}*°ºO
Oº°*{Bento Hello Kitty}*°ºO
Oº°*{Bentobako + capsules de sauce}*°ºO


Ca à l'air plutôt bon tout ça, vous trouvez pas ? *bave*

© nippon-ni-mauvais
# Posté le dimanche 25 novembre 2007 11:04

Kimi Ga Yo

Kimi Ga Yo
















Voici l'hymne national du Japon.



S'il n'est devenu officiel que le 29 juin 1999, Kimi Ga Yo ("Votre Règne") à été créé durant l'ère Heian (794-1185). C'est un waka, ancien style poétique, dédié à l'empereur, dont il célèbre le règne, comme le laisse supposer le titre, quelques lignes au dessus.
L'auteur de Kimi Ga Yo est inconnu à ce jour.
Le poème à été mit en musique par Hayashi Hiromori et joué pour la première fois le 3 novembre 1880.


Paroles :

Kimi ga yo wa
Puisse votre règne
Chiyo ni,
Durer mille ans,
Yachiyo ni,
Pour huit-mille générations,
Sazare ishi no
Jusqu'a ce que les pierres
Iwao to narite
Deviennent roches
Koke no musu made.
Recouvertes de mousse.


Kimi Ga Yo par Mika Nakashima.


Qu'en pensez-vous ?

© nippon-ni-mauvais
# Posté le samedi 24 novembre 2007 17:29
Modifié le lundi 07 janvier 2008 11:42